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samedi 6 juin 2020
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Zoom sur le Saint Coran, le livre sacré des musulmans? Il est aussi appelé le mushaf

Zoom sur le Saint Coran, le livre sacré des musulmans Il est aussi appelé le mushaf

Zoom sur le Saint Coran, le livre sacré des musulmans Il est aussi appelé le mushaf

Le Coran, C’est le livre sacré des musulmans. Il est aussi appelé le mushaf « recueil des pages », (…) al-furqan (Litt. « La discrimination » entre la vérité et la chimère) (…).

Il a été révélé par Dieu sous une forme de la langue arabe correspondant étroitement à celle raffinée de l’aristocratie Koraïchite de la Mecque, mais aisément accessible aux locuteurs d’autres dialectes tribaux.
Le coran ne suit aucune règle, n’obéit à aucune mesure, à aucun modèle, il est son propre modèle. On peut dire de lui qu’il est de la poésie ou de la prose poétique. Les plus anciens passages, de la période mecquoise conservent des accents du style préislamique situé entre poésie et prose, avec des assonances de rimes et des unités rimées de longueurs variées. La sourate 81 donne exactement une idée de style.
La révélation du coran commence en 610 environ, le prophète se trouvait dans la grotte de Hira (voire premier commentaire de la publication) pendant le mois de ramadan, lors d’une des dernières nuit (voir Laylat al-qadr). La révélation s’est ensuite poursuivie sporadiquement. Il contient des lois pour la société, des avertissements sur la fin du monde, du paradis, de l’enfer, des histoires bibliques…
Sa révélation qui a commencé avec la sourate XCVI « Lis ! Au nom de ton Seigneur qui a créé tout… » s’est faite à fréquence irrégulière.
Puis, à la suite d’une série d’ordonnancements, un coran céleste apparu qui dans son essence, constituait la parole incréée de Dieu. Ceci advint lors de la nuit du destin ou nuit de la puissance, Laylat al-Qadr. Cette nuit sacrée d’après A’ishah était l’âme du prophète.
Les mots jaillirent alors « au jour » de tout l’être du prophète, sous la forme de sourates et de hayats, produites à maintes occasions sous la pression de circonstances immédiates, à mesure du développement de la situation pendant les années qui suivirent.
Les révélations se terminèrent sur ces mots « aujourd’hui, j’ai mis le sceau à votre religion et je vous ai comblés de la plénitude de ma grâce il m’a plu de vous donner l’islam pour religion » (V,5). C’était lors du pèlerinage de l’Adieu, en mars 632, quelques mois avant la mort du prophète le (8) juin 632. Ce jour-là, Abu bakr pleura, le chameau du prophète fléchit.
Le coran a été en partie rédigé pendant la révélation, mais on s’est remis surtout à la mémoire pour le conserver. Dans les pays d’islam, l’éducation commençait par la mémorisation du coran. Des millions de personnes le connaissent tout entier par cœur.
L’établissement d’une version écrite définitive du coran eut lieu pendant le khalifat de Othman, de sorte à éviter les problèmes occasionnés par les variantes dans le texte. Ce texte définitif de Othman fut élaboré par une commission dirigée par un des anciens secrétaires de prophète Zahid ibn Thabit. (…)
Le coran est le fondement de l’islam et la source principale de sa doctrine, ensuite viennent les hadiths et la sunna.
La récitation du coran est une bénédiction aussi bien pour le récitant que pour l’auditeur et il est étudié comme clé de la connaissance de Dieu. La loi islamique interdit de toucher un exemplaire du coran en arabe, de même que sa récitation solennelle, à moins d’être en état de pureté rituelle qui correspond à la grande ablution, il est prescrit à tout musulman de retenir par cœur au moins 12 versets du Livre Sacrée.
Il est divisé en 114 chapitres, composés de versets, il se présente de sorte que les sourates longues précèdent les plus courtes, le tout divisé en 30 sections. Les révélations sont identifiées comme ayant eu lieu ou bien à la Mecque, ou bien à Médine. Les premières révélations ont un caractère plus poétique et plus inspirés faisant appel à de puissantes images pour exprimer la fin du monde.
Les révélations médinoises sont calmes et traitent principalement de l’élaboration des lois. Le livre sacré rend un message venu de Dieu condensé pour être intelligible aux humains.
L’impression que le coran peut produire lorsqu’il est lu, ressemble à une progression dans un labyrinthe qui soudain s’ouvre sur un centre secret, les récits qu’il rapporte sont ceux du passé, mais ils appartiennent aussi au présent et au futur, ils se démultiplient en une infinité de reflets, puis insensiblement conduisent le sujet face à l’Unité de Dieu.
Cyril GLASSE, Dictionnaire Encyclopédique de L’Islam, BORDAS, 1991
NB : je vous conseille la lecture du coran de Saad El Ghamidi, probablement l’un des meilleurs parmi les grands qui a mémorisé l’intégralité du livre sacré alors qu’il n’avait que 22 ans. Lors du ramadan de 2009, c’est lui qui a officié la prière des Tarawih et tahajjud à la mosquée du prophète
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