Search
mardi 20 août 2019
  • :
  • :

Ce qu’il faut savoir sur le peuple et l’ethnie Dioula

Ce qu'il faut savoir sur le peuple et l'ethnie Dioula

Ce qu’il faut savoir sur le peuple et l’ethnie Dioula

« L’empire se propage vers le nord avec l’aide du prince Fâ Maghan OUATTARA, frère de Sékou Oumar Ouattara, en 1714. 
Il s’empare de la ville de et d’une grande partie du Burkina Faso actuel. Fâ Maghan OUATTARA fait de Bobo Dioulasso la capitale de la Gwiriko, région qui allait devenirBobo Dioulasso une province de KONG. »

Ce qu’il faut savoir sur le peuple et l’ethnie Dioula

En Côte d’ivoire, le peuple Mandé du nord est divisé en deux grands groupes à savoir les Malinkés et les Dioulas. Les Malinkés sont situés au nord-ouest de la Côte d’ivoire adossé aux frontières guinéenne et malienne.

Les Dioulas sont situés au nord-est de la Côte d’ivoire adossé aux frontières ghanéenne et burkinabé. Ainsi, les Ouattaras, Bambas,Timités, Diabagatés, Kamagatés, Gbanés, … de Kong, Bouna, Dabakala, Bondoukou, etc. sont des Dioulas et non des Malinkés. Au nord-est de la Côte d’ivoire, on ne parle pas de malinké mais de dioula.

Le peuple Dioula entant qu’entité ethnique autonome issue du Grand Empire Madingue couvrant toute l’Afrique de l’Ouest jusqu’au Tchad, est né entre 1100 et 1200 dans une cité appelée Begho au nord du Ghana actuel.

Dioula veut dire aussi commerçant dans la même langue, parce que c’était pratiquement la seule ethnie de l’Afrique de l’Ouest qui pratiquait le Commerce comme Activité Principale et partout. On a donc fini par confondre et identifier l’activité avec le nom de l’ethnie. Beaucoup de mots même en français sont nés comme celà. Les linguistes ne dementiront pas, ils en connaissent.

Il y’a quelques livres d’histoire quand même. Ainsi, les Ouattaras, Bambas,Timités, Diabagatés, Kamagatés, Gbanés, … de Kong, Bouna, Dabakala, Bondoukou sont venus du Ghana et non du Mali comme le pensent beaucoup de personnes (même si avant de s’installer au Ghana, ils avaient leurs parents dans le Grand mandé). Ces Dioulas sont les fondateurs de l’empire de Kong qui commence quelques kilomètres au nord de Bouaké jusqu’au nord de Bobodioulasso.
D’ailleurs, sous le règne de Sékou Ouattara, les Dioulas de Kong vont conquérir le sud du Burkina Faso. Bobodioulasso s’appelait à l’époque Sya. Après leur installation à Sya où vivaient les Bobos, les ancêtres Dioulas venus de Kong seront appelés les Bobo-Dioula et la ville Sya sera appelée aujourd’hui Bobo Dioulasso ce qui veut dire la cours des Bobo-Dioula où la cours des Dioulas qui se sont installés avec les Bobos.
Il faut souligner qu’il existe un vrai amalgame aujourd’hui en Côte d’ivoire entre peuple Dioula installé depuis des siècles au nord-est de la Côte d’ivoire avec leurs cousins les Malinkés du nord-ouest et même des étrangers.

LIRE AUSSI:
Décharge d'Akouédo : Retour le sur discours de Mme le Ministre de l'Assainissement et de la Salubrité Anne Ouloto

En Côte d’Ivoire il existe un peuple Dioula depuis 1200.

Les vrais historiens ivoiriens reconnaissent l’existence du peuple Dioula différemment du peuple Malinké, loin des manipulations des nouveaux politiciens menteurs et manipulateurs et cela est mentionné sur les anciennes vraies cartes ethnique de la Côte d’ivoire que vous trouvez dans les vrais livres d’histoire.

Je vous avais dit de ne pas vous laisser distraire et d’être fier d’être DIOULA, et que des gens sans légitimité historique veulent réécrire notre histoire dans le mensonge.
Kong était le royaume dominant et protecteur pour tous les groupes exilés, la preuve par la lecture de l’histoire ci-dessous.

« La prospérité de Kong a suscité des convoitises. En vers 1710 un guerrier DIOULA connu sous le nom de Sékou Oumar OUATTARA (1665-1745) envahit la région et a conquis la ville à l’aide de sa cavalerie. Il s’est établi comme fama (Roi) et a fait de Kong le centre d’un empire avec une influence régionale. Il a imposé le Dioula comme langue officielle et l’Islam comme religion d’État. Il a utilisé des esclaves pour travailler dans la fabrication de tissu et la culture du riz, le mille, le sorgho et le coton.

Il a également amélioré la sécurité le long des routes commerciales avec les méthodes de cavalerie semblables à celles utilisées par l’Empire du Mali trois cents ans plus tôt. L’empire se propage vers le nord avec l’aide du prince Fâ Maghan OUATTARA, frère de Sékou Oumar Ouattara, en 1714. Il s’empare de la ville de Bobo Dioulasso et d’une grande partie du Burkina Faso actuel. Fâ Maghan OUATTARA fait de Bobo Dioulasso la capitale de la Gwiriko, région qui allait devenir une province de KONG.
Apogée
Dans les années 1730, l’Empire Kong était le plus grand État de l’Afrique occidentale au sud du fleuve Niger. Il s’étendait sur des centaines de kilomètres à l’ouest et au nord et concerne un grand nombre de groupes ethniques islamiques et non islamiques. Sékou Oumar Ouattara est mort en 1745 et fut remplacé par des famas capables, le premier étant Koumbi OUATTARA. Sous leur règne, Kong est resté un centre commercial et est également devenu un centre d’études islamiques. La première Mosquée du Vendredi de Kong, qui a précédé la dynastie OUATTARA d’un siècle et qui a été construite par des Dioula dont le plus illustre est l’allié de Sekou OUATTARA l’imam BARRO, a attiré des érudits musulmans de partout dans le Sahel (ça veut dire que l’existence d’une mosquée à KONG (1600) est plus vielle et plus ancienne que l’arrivée de certains sur la terre de Côte d’Ivoire).
Après Koumbi, Mori Maghari OUATTARA a été couronné fama et a aussi gouverné avec succès.
Kong a eu des échanges avec d’autres États en Côte d’Ivoire, notamment le royaume Abron. Avec un approvisionnement ininterrompu de commerçants, Kong a envoyé des conseillers et des devins qui étaient essentiels au fonctionnement de la cour royale Abron. Leurs marchands ont pu faire du commerce sans taxes sur leurs produits. Kong a également fourni des troupes au royaume Abron pour repousser la Confédération Ashanti à l’est. C’est cette même force protectrice de KONG qui a permis Abla Pokou de s’installer et de trouver refuge au Sud de KONG sans crainte des représailles du Royaume Ashanti qui avait raison de craindre la force guerrière du Royaume de KONG à l’époque.
Déclin et chute
Après la mort de Fama Maghari en 1800, les famas successifs ont subi la résistance croissante des divers groupes ethniques et religieux de l’empire. Le 10 janvier 1889, le souverain Karamokho-Oulé OUATTARA signe un traité de protectorat avec l’explorateur Louis-Gustave Binger. En 1897, Samory Touré envahit et détruit la ville de Kong après que ses dirigeants aient résisté à sa domination et refusé de l’aider dans sa campagne contre la France. Après la défaite de Samory, Kong a retrouvé son indépendance pendant une brève période. L’empire tombe sous la domination coloniale française en 1898.
Notes technico historiques :
Empire kong
L’Empire Kong, aussi connu sous le nom d’Empire Ouattara, était un État musulman pré-colonial d’Afrique situé au nord-est de la Côte d’Ivoire et qui a conquis une partie du Burkina Faso et du sud du Mali.
Capitale : Kong
Religion : Animisme et Islam
Langues et ethnies de KONG de l’époque : Dioula, Sénoufo

LIRE AUSSI:
Abidjan : Africab, Taxijet, Yango, la bataille de survie fait rage sur le marché du VTC ?

Resumé :
L’histoire du prestigieux empire de Kong des origines à la fin du XIXè siècle, débouché naturel des richesses du Sahara et de celles de l’interfleuve Bandama-Comoé est riche et passionnante. La naissance de cet état, habité au début de notre ère par des peuples ancêtres des Sénoufos rejoints par les Dioulas par la suite, remonte au XIè (11e siècle) siècle. Dans cette zone de brassage, où se côtoyaient Autochtones Sénoufos et Dioulas, Arabes, Berbères et d’autres populations noires, on pouvait disposer de l’or, du sel gemme, des noix de kola et des chevaux. La destruction par Samori en 1897 de Kong et le massacre de sa population priva la Côte d’Ivoire d’une civilisation vieille de plus de neuf siècles.

« Les Dioula de KONG mais aussi les Senoufo de KONG ne doivent vraiment avoir aucun complexe, leur histoire a laissé des traces et ils sont ivoiriens multiséculaires contrairement à ceux que pensent ceux qu’ils ont accueilli et à qui ils ont donné leur protection contre les assauts du Royaume Ashanti »

Dr Berté L’Observateur Du-Vivensemble




Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *